Que dire de Grasset !
Que dire ? C'est tellement immensément affligeant.
J'ai envoyer récemment par la poste mon dernier manuscrit dont les initiales sont
"PF".
J'ai longtemps pensé, à tort, que l'éditeur etait là pour lancer de nouvelles voix. C'est ce que Grasset annonce pourtant dans son site. Si c'est cela, je m'étonne que le présentateur Arthur ait été publié. On est loin de Proust, à compte d'auteur chez eux, au départ. Il avait été refusé chez Gallimard.
Attention, qu'il ne devienne pas les nouveaux Gallimard, dans ce domaine de l'austracisation des auteurs non confirmés.
L'édition, chez ces "grandes maisons"
est à présent plus une machine à vendre et à faire du volume, qu'un véritable lieu promoteur de nouveaux talents et d'une culture en devenir.
Je pense que cela participe déplorablement au mouvement général d'appauvrissement de la culture, et de la perte de l'aura des philosophes français dans le monde.
Grasset promeut des gens avec des noms plus que de nouvelles plumes. C'est le comble pour une édition que l'on range pour être le chantre des grands intellectuels.
Les derniers sont Sartre et Camus, et ils ont été plutôt publiés chez Gallimard. Ce n'est pas étonnant, quand l'on ne prend aucun risque en matière de ligne éditoriale. À présent, les écrivains doivent faire leurs preuves dans l'auto édition, dont votre serviteur, qui pourtant sort des livres depuis bientôt 20 ans.
On se demande qui est le plus entêté, l'auteur ou l'éditeur, le dernier se reposant sur ses acquis. En ce qui me concerne, il m'est permis de croire en moi, avec force, car sinon qui le ferait.
JPJ
Écrivain-philosophe








